La méthode — comment on résout un texte
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- La méthode — comment on résout un texte
- Texte 1 — à quoi servaient les peintures des grottes ?
- Texte 2 — à quoi sert le sommeil ?
- Texte 3 — l'île de Pâques s'est-elle détruite elle-même ?
- Texte 4 — qui a domestiqué le chien ?
- Texte 5 — pourquoi l'écriture est-elle apparue ?
- Texte 6 — pourquoi Néandertal a-t-il disparu ?
- Texte 7 — d'où vient la monnaie ?
- Texte 8 — pourquoi le zèbre est-il rayé ?
La compréhension de texte est la partie la mieux payée de la section verbale : six questions par texte, contre une par analogie. C'est aussi celle où l'on perd le plus de temps, parce qu'on la travaille comme un exercice de lecture alors que c'en est un de repérage.
Le principe tient en une phrase : tout est dans le texte, et rien d'autre n'y est. Aucune question ne demande jamais ce que vous savez du sujet. Un candidat qui connaît la matière répond plus mal qu'un candidat qui l'ignore, parce qu'il complète de mémoire là où le texte n'a rien dit. Une réponse exacte dans la vie mais absente du texte est une réponse fausse à l'examen.
Le budget, avant tout le reste. Le chapitre verbal donne vingt minutes pour vingt questions. Le texte en porte six : il vous revient donc six minutes, et pas une de plus. Lire sept cents mots, puis y revenir six fois, ne tient pas dans six minutes. Il faut donc renoncer à l'ordre naturel.
On ne lit pas le texte : on le traverse
Les questions suivent le texte, dans l'ordre. La première porte sur le premier paragraphe, la deuxième sur le deuxième, et ainsi de suite jusqu'aux dernières — souvent les deux dernières — qui portent sur l'ensemble. Ce n'est pas une tendance, c'est la construction de l'épreuve : les questions sont une visite guidée du texte, écrite dans l'ordre du texte.
Il n'y a donc aucune raison de lire d'abord et de répondre ensuite. On lit la question, on entre dans le texte, on s'arrête dès qu'on tient la réponse, et la question suivante reprend le texte exactement là où on l'a laissé. À la fin, le texte a été lu une fois, en entier, dans l'ordre — mais chaque paragraphe n'a été lu qu'au moment où il servait.
Les cinq gestes
Pourquoi cet ordre gagne
Trois raisons, et la troisième est la plus importante. D'abord, aucun paragraphe n'est lu deux fois, ni lu pour rien. Ensuite, vous savez toujours où vous êtes : une question de détail se traite dans le paragraphe que vous venez d'ouvrir, jamais de mémoire. Enfin et surtout : les questions globales, celles qu'on rate d'habitude faute de temps, deviennent les moins chères de toutes. Leur réponse a été construite en chemin, une ligne à la fois, pendant que vous répondiez aux autres.
Le seul danger de cette méthode, et son antidote. Lire par fragments rend sensible à l'option fabriquée avec les mots du texte : on reconnaît une expression, on coche. L'antidote est déjà dans la méthode — vous savez toujours dans quel paragraphe vous êtes, ce qu'une lecture d'un trait ne garantit pas ; et la ligne enregistrée à chaque réponse vous dit aussitôt si une option range une preuve dans le mauvais camp.
La carte se remplit toute seule
Voici ce que vous avez accumulé, sans effort de mémoire, en répondant au premier texte du chapitre. Chaque ligne est simplement la réponse que vous veniez de trouver.
Les quatre familles de questions
Trois familles sont locales : leur réponse tient dans un paragraphe, celui où vous venez d'arriver. La quatrième est globale : elle se paie avec la carte. Reconnaître la famille avant de lire les options fait gagner la moitié du temps.
Une cinquième forme revient parfois : le rôle d'un paragraphe ou d'une phrase — « quelle est la fonction de la dernière phrase du troisième paragraphe ? ». Elle est locale, mais se traite comme la synthèse : ne demandez pas ce que la phrase dit, demandez ce qu'elle fait — elle appuie, elle objecte, elle nuance, elle prive une thèse de sa condition.
Les cinq pièges
Le temps
Ce que vous devez savoir faire en sortant de ce chapitre : ouvrir la question 1 sans avoir lu une ligne du texte ; vous arrêter de lire dès la réponse trouvée ; énoncer en une phrase, après chaque question, qui soutient quoi ; et répondre à la dernière question sans rouvrir le texte. Les huit textes qui suivent sont écrits pour cela — leurs questions suivent les paragraphes dans l'ordre, et chacune porte le corrigé des quatre options, pas seulement de la bonne.