Cette famille de questions ne demande aucune formule. Tout s'y joue sur des réflexes, qu'on a ou qu'on n'a pas.
On la reconnaît à un mot : « divisible ». Dans une question, il veut toujours dire divisible sans reste.
Diviseur, multiple : deux mots pour une seule flèche
Dire que divise , c'est dire qu'il existe un entier tel que :
Puisque : et sont des diviseurs de , et est un multiple de et de .
Les deux mots décrivent la même flèche, vue de l'un ou l'autre bout. L'examen dit aussi facteur pour diviseur.
Trois évidences qui servent tout le temps : 1 divise tout le monde, tout nombre se divise lui-même, et le plus petit diviseur autre que 1 d'un entier supérieur à 1 est toujours premier.
Trouver TOUS les diviseurs : par paires
On essaie 1, puis 2, puis 3… et chaque fois qu'on trouve un diviseur, son partenaire vient gratuitement avec lui. On s'arrête quand les deux se rejoignent.
Neuf diviseurs pour : . Huit pour .
Un nombre impair de diviseurs est la marque des carrés parfaits, et d'eux seuls : le diviseur du milieu est son propre partenaire.
Combien 49 a-t-il de diviseurs entiers positifs ?
Voir la réponse et le corrigé
Trois : , et . La paire se replie sur elle-même. est un carré parfait, donc son nombre de diviseurs est impair.
Les nombres premiers
Un nombre premier est un entier positif qui possède exactement deux diviseurs : et lui-même. Pas un de plus, pas un de moins.
Le seul nombre premier pair. Tous les autres premiers sont impairs — un pair plus grand que 2 est déjà divisible par 2.
N'est pas premier : il n'a qu'un seul diviseur. Le livret le rappelle en tête de la page de formules, et l'examen s'en sert.
La liste jusqu'à 50 se tient par cœur. Plutôt que de l'apprendre, fabriquez-la :
Pour tester un nombre, il suffit d'essayer les premiers jusqu'à sa racine. ? Pas 2, pas 3, pas 5 — mais . Beaucoup le prennent pour un premier : c'est le faux ami le plus courant, avec et .
La décomposition en facteurs premiers
Tout entier supérieur à 1 s'écrit d'une seule façon comme produit de nombres premiers.
C'est la carte d'identité du nombre : presque tout ce que l'examen demande s'y lit.
Compter les diviseurs sans les écrire
Une fois la décomposition tenue, le nombre de diviseurs se lit sans en écrire un seul : on ajoute 1 à chaque exposant, et on multiplie.
Fabriquer un diviseur, c'est choisir combien de fois on prend chaque premier : de à fois pour , soit choix.
Combien 100 a-t-il de diviseurs entiers positifs ?
Voir la réponse et le corrigé
Neuf. , donc . Impair, comme il se doit : est un carré parfait.
Diviseurs premiers : ce que le carré ne change pas
Une question déjà tombée compare le nombre de diviseurs premiers différents de et celui de .
Élever au carré double les exposants, mais n'ajoute aucun premier. Le nombre de diviseurs change ; le nombre de diviseurs premiers, jamais.
Deux confusions que l'examen exploite sans se lasser.
« Diviseurs premiers différents » : on compte les facteurs distincts, jamais leurs répétitions.
Le plus petit nombre premier est 2. Une proposition qui repose sur « 1 est premier » est toujours la mauvaise.
PGCD et PPCM
Le PGCD — plus grand commun diviseur — est le plus grand nombre qui divise les deux.
Le PPCM — plus petit commun multiple — est le plus petit nombre que les deux divisent.
Ce que les deux nombres contiennent en commun. On garde les facteurs premiers présents des deux côtés, chacun à l'exposant le plus petit.
Ce qui contient les deux. On garde tous les facteurs premiers qui apparaissent, chacun à l'exposant le plus grand.
Ce contrôle vaut de l'or, pour deux entiers positifs : , et . Si le produit ne tombe pas, l'un des deux est faux. Il sert aussi à retrouver l'un quand l'énoncé donne l'autre.
Le PGCD de deux nombres vaut , leur PPCM . L'un des deux vaut : combien vaut l'autre ?
Voir la réponse et le corrigé
30. , et . Contrôle : le PGCD de et est bien , leur PPCM .
Sur de petits nombres, ne décomposez pas : listez. PGCD de 26 et 65 ? Les diviseurs de 26 sont ; or . C'est donc 13, en trois secondes.
Le mot qui décide : nécessairement
Presque toutes les questions de cette famille contiennent l'un de ces trois mots — et ils ne demandent pas du tout le même travail :
« nécessairement » — Vrai dans tous les cas. Un seul contre-exemple suffit à éliminer une proposition.
« peut être » — Vrai dans au moins un cas. Un seul exemple suffit à la valider.
« ne peut pas être » — Faux dans tous les cas. On cherche un exemple : si on en trouve un, la proposition tombe.
Contre « nécessairement », le meilleur outil n'est pas l'algèbre : c'est un petit nombre. Essayez , puis , puis , puis un négatif si l'énoncé les autorise. Trois essais éliminent en général trois propositions sur quatre.
Les deux pages suivantes installent le reste du socle : les critères de divisibilité, qui font lire la divisibilité sur les chiffres, et la parité avec les restes, qui est l'algèbre du pair et de l'impair. On résout ensuite ensemble, avant les cinq séries.