La méthode — trente-cinq minutes pour une rédaction

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La première épreuve de l'examen

La rédaction est la première épreuve de l'examen. Elle tombe avant la première question à choix multiple.

Trente-cinq minutes, une feuille, un sujet dans un encadré. Elle n'a pas de note à elle : elle entre dans la note de raisonnement verbal.

Première bonne nouvelle : la consigne ne change jamais. Sept sessions, sept sujets sans rapport entre eux, et les mêmes instructions, mot pour mot.

Apprenez-les une fois, maintenant. Le jour de l'examen, vous ne les relirez pas.

Ce que la consigne demande, et qu'elle demandera encore

11

Trente-cinq minutes, annoncées en tête de page. Ce chiffre ne bouge pas.

22

Au moins vingt-cinq lignes, sans dépasser les lignes du cahier. Le minimum est un vrai minimum : en dessous, la copie est jugée trop courte, quelle que soit sa qualité.

33

Une dissertation : des idées organisées, présentées dans une langue claire et précise. Pas une lettre, pas un récit, pas une liste.

44

En français uniquement. Pas un mot d'hébreu ni d'anglais, même pour un terme technique que vous ne savez traduire qu'à moitié.

55

Le brouillon n'est pas corrigé. Il est à vous seul. C'est de la place gratuite, et c'est là que se fait le plan.

66

Au crayon, lisiblement. Un seul cahier vous est remis, on ne vous en donnera pas un second, et vous ne pourrez pas l'échanger.

Le jour de l'examen, ne relisez pas ces instructions : vous les connaissez déjà. Vous ouvrez la page et vos yeux vont directement à l'encadré. Trente secondes gagnées, et surtout la tête au travail avant les autres.

Votre copie fait vingt-deux lignes, toutes excellentes. Que risque-t-elle ?

Voir la réponse et le corrigé

Elle est pénalisée. Le minimum de vingt-cinq lignes est écrit dans la consigne, et il est un vrai minimum : en dessous, la copie est jugée trop courte, quelle que soit sa qualité. Trois lignes de plus se gagnent en développant un exemple qui existe déjà.

Le sujet a toujours trois étages

L'encadré n'est jamais une question sèche. Il est construit, toujours de la même façon.

Savoir où regarder fait gagner deux minutes à chaque fois.

11

Le fait. Une situation réelle, présentée sans jugement : une loi qui existe, une habitude qui se répand, un chiffre qui monte. Personne ne discute cet étage, et vous non plus.

22

Les camps. « Certains estiment que… », puis très souvent « Toutefois, d'autres soutiennent que… ». Un ou deux arguments par camp, jamais davantage.

33

La question. Une seule phrase, à la fin, presque toujours suivie de trois mots : « Étayez votre réponse. » C'est le seul étage qui vous engage.

« Étayez votre réponse » n'est pas une formule de politesse en bas de page. C'est la consigne de notation : une opinion sans raisons ne vaut rien ici, même quand le correcteur la partage.

Les cinq formes de la question

Sur les sept sujets français dépouillés, la dernière phrase de l'encadré ne prend que cinq formes.

La reconnaître vous dit ce que votre copie doit prouver. Se tromper de forme, c'est perdre des points en écrivant très bien.

11

« Faut-il faire X ? » — la plus fréquente. Réponse attendue : oui ou non, tenue du début à la fin. Attention au verbe exact : « abolir » n'est pas « réformer », et « interdire » n'est pas « limiter ».

22

« Lequel des deux, A ou B ? » — on ne vous demande pas si A est bon, mais lequel est meilleur. Une copie qui ne compare pas est hors sujet, même excellente.

33

« Quelle doit être la politique en matière de X ? » — aucune position ne vous est proposée : c'est à vous d'en construire une, et elle a le droit d'être nuancée.

44

« De quelle manière X est-il utile ? » — pas de camps du tout. On ne vous demande pas de trancher, mais d'expliquer, avec des cas.

55

« Que pensez-vous de l'opinion selon laquelle… ? » — une thèse vous est tendue. Vous l'évaluez : vous l'acceptez, vous la refusez, ou vous dites à quelle condition elle tient.

Les sujets tournent toujours autour des mêmes mondes

Vous ne pouvez pas préparer le sujet. Mais vous pouvez préparer le terrain.

Les thèmes qui reviennent sont ceux d'un journal : la loi et la justice, l'école, la ville et l'environnement, le commerce, le sport, les médias et la vie privée, le logement.

Jamais de spécialité : aucune connaissance particulière n'est exigée, et aucune n'est récompensée.

Ce que ces sujets ont tous en commun : ils opposent deux choses également respectables — la sécurité et la liberté, l'individu et le groupe, l'efficacité et l'équité. C'est pour cela qu'ils sont donnés. Un sujet où un camp aurait évidemment raison ne permettrait pas de départager les candidats.

Le geste central : annoter le sujet entre parenthèses

Voici le geste qui fait la différence. Il coûte une minute et demie.

Recopiez la question en haut du brouillon. Entre parenthèses, à côté de chaque mot qui compte, écrivez ce que ce mot exige de vous.

Pourquoi cela marche : la moitié des copies faibles ne sont pas mal écrites. Elles répondent à côté.

On a lu « faut-il interdire », on a écrit sur « est-ce que c'est mal ». L'annotation rend l'écart visible avant la première ligne.

Le sujet demande : « Lequel des deux — la voiture individuelle ou les transports en commun — sert le mieux une ville ? » Un candidat écrit trois paragraphes très bien construits sur les dangers de la pollution automobile. Où est le problème ?

Voir la réponse et le corrigé

Il n'a pas comparé. La question posait un lequel des deux, donc elle exigeait que les transports en commun soient pesés eux aussi, avec leurs propres limites. Une copie qui démolit A sans jamais peser B répond à une autre question que celle de l'encadré. C'est exactement ce que l'annotation entre parenthèses aurait attrapé en dix secondes : (comparer, pas accuser).

Les trente-cinq minutes, minute par minute

La faute de gestion la plus coûteuse est l'inverse de celle qu'on redoute : ce n'est pas de passer trop de temps sur le plan, c'est de n'en faire aucun. Une copie sans plan se voit dès la troisième ligne — elle avance en ajoutant, jamais en construisant.

Le plan en cinq blocs

11

Introduction, trois à quatre lignes. Vous reformulez la situation avec vos mots — jamais ceux de l'encadré recopiés — puis vous posez la question, puis vous annoncez votre position.

22

Le bloc adverse, cinq à sept lignes. Le camp que vous n'allez pas suivre, présenté honnêtement, avec son meilleur argument. Le prendre au sérieux vous crédite ; le caricaturer vous coûte.

33

Le bloc que vous adoptez, six à huit lignes. Vous refermez la concession, vous prenez votre camp, et vous posez votre premier argument — le plus fort, avec son cas concret.

44

Votre second argument, cinq à sept lignes. Le paragraphe qui reprend et prolonge : un argument d'un autre ordre que le précédent, jamais une deuxième version du même, lui aussi avec son cas concret.

55

La conclusion, quatre à cinq lignes. Vous tranchez, et vous ouvrez une soupape : une condition, une limite, un aménagement qui répond au meilleur argument adverse sans lâcher votre position. Une conclusion qui répète l'introduction ne rapporte rien.

Ce qui sépare une bonne copie d'une copie moyenne

Chaque examen blanc publie trois copies pour le même sujet : une bonne, une moyenne, une faible.

Nous en avons lu six séries. La différence est nette, et elle ne tient ni à l'orthographe ni au vocabulaire.

11

La copie faible est un seul bloc. Ni introduction ni conclusion, et elle dit « d'un côté… d'un autre côté… » en reprenant les deux camps de l'encadré sans jamais choisir. Elle ne répond pas à la question : elle la répète.

22

La copie moyenne a tout : introduction, deux parties, conclusion, connecteurs corrects. Mais tous ses arguments viennent de l'encadré. Elle reformule proprement ce qu'on lui a donné à lire, et sa conclusion tranche sans rien apporter.

33

La bonne copie fait une chose de plus, une seule : elle ajoute. Un argument absent de l'encadré, un exemple pris ailleurs, un rapprochement avec un autre domaine — et surtout une conclusion qui propose quelque chose de précis au lieu de résumer.

Retenez cette phrase : l'encadré est votre point de départ, pas votre matière. Un correcteur qui retrouve dans votre copie exactement les quatre idées qu'il vient de vous donner à lire ne peut pas vous mettre au-dessus de la moyenne — vous ne lui avez rien montré qu'il ne savait déjà.

Les six fautes qui coûtent le plus cher

Pas une n'est une faute de français.

×\times

À éviter : Recopier des phrases de l'encadré — à faire : Reformuler la situation avec vos mots. Le correcteur reconnaît son propre texte au premier coup d'oeil. C'est la marque la plus visible d'une copie qui n'a rien à ajouter.

×\times

À éviter : Ne pas trancher — à faire : Prendre position dès l'introduction. « Les deux ont du bon » n'est pas une réponse à « faut-il ». Une copie qui ne choisit jamais est lue comme une copie qui n'a pas compris la question.

×\times

À éviter : Trois arguments sans aucun exemple — à faire : Deux arguments, deux cas concrets. Un argument sans cas reste une affirmation. Mieux vaut deux idées prouvées que quatre annoncées.

×\times

À éviter : Écrire dix-huit lignes — à faire : Écrire au moins vingt-cinq lignes. Le minimum est écrit dans la consigne. En dessous, la copie est pénalisée quelle que soit sa qualité.

×\times

À éviter : Commencer à rédiger tout de suite — à faire : Donner cinq minutes au plan. Sans plan, chaque paragraphe est écrit en fonction du précédent. La copie s'allonge, elle ne se construit pas.

×\times

À éviter : Glisser un mot d'hébreu ou d'anglais — à faire : Contourner en trois mots de français. La consigne dit « en français uniquement ». Si le mot juste vous manque, décrivez-le : personne ne compte le vocabulaire, on compte les idées.

Il n'y a aucune bonne réponse à ces sujets. On ne note pas votre opinion, on note la manière dont vous la tenez. Choisissez donc toujours le camp que vous saurez le mieux défendre, pas celui que vous croyez juste.

Exercices

Exercice 1

Le sujet se termine par : « Selon vous, quelle doit être la politique de la ville en matière de circulation dans le centre ? Étayez votre réponse. » Que doit prouver votre copie ?

  1. Que les deux camps de l'encadré ont chacun leurs raisons
  2. Que vous connaissez la réglementation des villes israéliennes
  3. Qu'une politique précise, que vous formulez vous-même, vaut mieux que les autres
  4. Que la circulation en centre-ville pose un problème
Voir la réponse et le corrigé

Réponse : C Qu'une politique précise, que vous formulez vous-même, vaut mieux que les autres

Corrigé :

×\times

« Que la circulation en centre-ville pose un… » — Le problème est déjà posé par l'encadré, et personne ne le conteste. Le redémontrer, c'est écrire le premier étage du sujet à la place du troisième.

✓\checkmark

« Qu'une politique précise, que vous formulez… » — C'est la forme « quelle doit être la politique ». Aucune position ne vous est proposée : la copie doit en construire une, la nommer, et montrer pourquoi elle vaut mieux que les autres. Elle a le droit d'être nuancée, mais pas d'être absente.

×\times

« Que les deux camps de l'encadré ont chacun… » — Exposer les deux camps sans en tirer de politique est exactement la copie faible : elle répète la question au lieu d'y répondre.

×\times

« Que vous connaissez la réglementation des… » — Aucun sujet n'exige de connaissance particulière, et aucune n'est récompensée. Le correcteur note un raisonnement, pas une culture.

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Exercice 2

Question de l'encadré : « À votre avis, faut-il interdire la publicité destinée aux enfants ? » Un candidat annote le mot « interdire » entre parenthèses. Quelle annotation lui servira le plus ?

  1. (sujet grave, écrire sérieusement)
  2. (chercher des exemples de publicités pour enfants)
  3. (interdire, pas encadrer ni limiter : si je défends autre chose, je dois le dire)
  4. (montrer que la publicité est mauvaise)
Voir la réponse et le corrigé

Réponse : C (interdire, pas encadrer ni limiter : si je défends autre chose, je dois le dire)

Corrigé :

×\times

« (sujet grave, écrire sérieusement) » — Vrai mais inutile : cela ne change pas une ligne de ce que vous écrirez. Une annotation doit contraindre la copie, pas la commenter.

✓\checkmark

« (interdire, pas encadrer ni limiter : si je… » — L'annotation sert à fixer le verbe exact de la question. Beaucoup de copies dérivent vers « il faudrait encadrer » ou « il faudrait informer les parents », et perdent des points sans le savoir. Défendre autre chose reste permis, à condition de dire explicitement qu'on refuse l'interdiction.

×\times

« (chercher des exemples de publicités pour… » — Chercher des exemples est l'étape suivante, celle des deux colonnes. L'annotation, elle, délimite la question.

×\times

« (montrer que la publicité est mauvaise) » — C'est déjà une prise de position, prise avant d'avoir rempli les colonnes. On choisit son camp après avoir vu ce qu'on sait défendre, pas avant.

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Exercice 3

Il ne vous reste que dix minutes sur les trente-cinq, et vous n'avez pas encore commencé à rédiger. Que faites-vous ?

  1. Vous recopiez l'encadré en le reformulant, pour remplir les lignes
  2. Vous renoncez à la conclusion pour développer davantage vos arguments
  3. Vous écrivez le plus vite possible tout ce qui vous vient, pour atteindre le minimum de lignes
  4. Vous gardez le squelette des cinq blocs mais vous réduisez chacun à l'essentiel
Voir la réponse et le corrigé

Réponse : D Vous gardez le squelette des cinq blocs mais vous réduisez chacun à l'essentiel

Corrigé :

×\times

« Vous écrivez le plus vite possible tout ce qui… » — Écrire vite sans plan produit la copie faible décrite plus haut : un bloc qui avance en ajoutant. Dix minutes suffisent à une copie construite, pas à une copie longue.

✓\checkmark

« Vous gardez le squelette des cinq blocs mais… » — On sacrifie la quantité, jamais la structure. Une introduction de deux lignes, un bloc adverse court, le bloc que vous adoptez avec son exemple, un second argument en trois lignes, et une conclusion qui tranche et ouvre sa soupape : cela tient en dix minutes, et cela reste une dissertation.

×\times

« Vous renoncez à la conclusion pour développer… » — La conclusion est le bloc où l'on tranche et où l'on ajoute, donc celui qui pèse le plus. C'est le dernier à supprimer, pas le premier.

×\times

« Vous recopiez l'encadré en le reformulant, pour… » — Reformuler l'encadré remplit des lignes sans rien prouver, et signale au correcteur que vous n'aviez rien à ajouter. Sur trente-cinq minutes comme sur dix, c'est la même perte.

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Exercice 4

Deux copies traitent le même sujet. La première reprend les quatre idées de l'encadré, bien organisées, avec de bons connecteurs. La seconde a la même structure, mais ajoute un argument absent de l'encadré et un exemple pris ailleurs. Pourquoi la seconde est-elle mieux notée ?

  1. Parce qu'elle est plus longue
  2. Parce qu'elle a choisi le camp le plus raisonnable
  3. Parce qu'elle contient moins de fautes
  4. Parce qu'elle montre quelque chose que le correcteur ne lui avait pas fourni
Voir la réponse et le corrigé

Réponse : D Parce qu'elle montre quelque chose que le correcteur ne lui avait pas fourni

Corrigé :

×\times

« Parce qu'elle est plus longue » — Rien ne dit qu'elle est plus longue, et la longueur au-delà du minimum ne rapporte rien par elle-même.

✓\checkmark

« Parce qu'elle montre quelque chose que le… » — C'est exactement la ligne de partage entre la copie moyenne et la bonne copie dans les six séries publiées. La copie moyenne reformule proprement ce qu'on lui a donné à lire ; la bonne y ajoute. L'épreuve mesure ce que vous apportez, et l'encadré n'est pas de vous.

×\times

« Parce qu'elle contient moins de fautes » — L'énoncé ne parle pas d'orthographe. Et la différence entre les trois niveaux publiés ne tient ni à l'orthographe ni au vocabulaire.

×\times

« Parce qu'elle a choisi le camp le plus… » — Aucun camp n'est le bon. On note la manière de tenir une position, jamais la position elle-même.

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Exercice 5

Une copie de vingt lignes n'est pas pénalisée, pourvu que ses idées soient bien organisées.

Voir la réponse et le corrigé

Réponse : Faux

Corrigé :

⇒\Rightarrow

La consigne demande au moins vingt-cinq lignes.

⇒\Rightarrow

Ce minimum est un vrai minimum : en dessous, la copie est jugée trop courte, quelle que soit sa qualité.

Faux. Le piège : croire que la qualité rachète la longueur. Ici, c'est la consigne qui compte les lignes.

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Exercice 6

Un sujet sur les vélos en libre-service. Chaque phrase de l'encadré est-elle le fait, ou la parole d'un camp ?

  • Le fait
  • Un camp
  • Certains y voient le meilleur moyen de désengorger le centre.
  • D'autres soutiennent que ces vélos encombrent les trottoirs et coûtent cher à la ville.
  • Le nombre de locations a triplé en quatre ans.
  • Les vélos sont garés dans des stations, à chaque grand carrefour.
  • Plusieurs villes louent désormais des vélos à la demi-heure, depuis une application.
  • Selon certains, ce service profite surtout aux quartiers déjà bien desservis.
Voir la réponse et le corrigé

Réponse : Plusieurs villes louent désormais des vélos à la demi-heure, depuis une application. — Le fait · Certains y voient le meilleur moyen de désengorger le centre. — Un camp · Le nombre de locations a triplé en quatre ans. — Le fait · D'autres soutiennent que ces vélos encombrent les trottoirs et coûtent cher à la ville. — Un camp · Les vélos sont garés dans des stations, à chaque grand carrefour. — Le fait · Selon certains, ce service profite surtout aux quartiers déjà bien desservis. — Un camp

Corrigé :

⇒\Rightarrow

Une situation qui existe, un chiffre, une installation : personne ne les discute, c'est le fait.

⇒\Rightarrow

« Certains y voient », « d'autres soutiennent », « selon certains » : quelqu'un juge, c'est un camp.

Le piège : prendre un chiffre pour un argument. Un chiffre qui monte est un fait ; il ne devient un argument que lorsqu'un camp s'en sert.

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Exercice 7

Associez chaque question à ce que la copie doit prouver.

  • « Faut-il fermer les écoles le vendredi ? »
  • « Lequel est préférable, le train ou l'avion, pour un trajet de 500 km ? »
  • « Quelle doit être la politique d'un musée en matière de prix d'entrée ? »
  • « De quelle manière la lecture est-elle utile à un adolescent ? »
  • « Que pensez-vous de l'opinion selon laquelle le sport à l'école est inutile ? »
  • comment, avec des cas
  • lequel des deux vaut mieux
  • oui ou non, tenu jusqu'au bout
  • si une thèse tient, et à quelle condition
  • une politique que l'on construit soi-même
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Réponse : « Faut-il fermer les écoles le vendredi ? » — oui ou non, tenu jusqu'au bout · « Lequel est préférable, le train ou l'avion, pour un trajet de 500 km ? » — lequel des deux vaut mieux · « Quelle doit être la politique d'un musée en matière de prix d'entrée ? » — une politique que l'on construit soi-même · « De quelle manière la lecture est-elle utile à un adolescent ? » — comment, avec des cas · « Que pensez-vous de l'opinion selon laquelle le sport à l'école est inutile ? » — si une thèse tient, et à quelle condition

Corrigé :

⇒\Rightarrow

« Faut-il » : trancher. « Lequel » : comparer. « Quelle doit être la politique » : construire.

⇒\Rightarrow

« De quelle manière » : expliquer, sans camps. « Que pensez-vous de l'opinion » : évaluer la thèse tendue.

Le piège : répondre « oui » à une question « lequel » — ou trancher là où l'on vous demande d'expliquer.

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Exercice 8

Un candidat qui connaît bien la loi sur le sujet sera récompensé pour cette connaissance.

Voir la réponse et le corrigé

Réponse : Faux

Corrigé :

⇒\Rightarrow

Aucun sujet n'exige de connaissance particulière.

⇒\Rightarrow

Et aucune n'est récompensée : le correcteur note un raisonnement, pas une culture.

Faux. Le piège : remplir la copie de ce qu'on sait, au lieu de ce qu'on démontre.

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Exercice 9

Rangez les cinq temps de l'épreuve dans l'ordre.

  • Faire le plan en cinq blocs
  • Lire et annoter la question
  • Rédiger d'un trait
  • Relire pour réparer
  • Remplir les deux colonnes, pour et contre
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Réponse : Lire et annoter la question · Remplir les deux colonnes, pour et contre · Faire le plan en cinq blocs · Rédiger d'un trait · Relire pour réparer

Corrigé :

⇒\Rightarrow

Annoter (2 min), puis les colonnes (2 min), puis le plan (3 min) : sept minutes avant la première ligne.

⇒\Rightarrow

Rédiger (23 min), puis relire (5 min).

Le piège : rédiger avant le plan. Sans plan, la copie s'allonge, elle ne se construit pas.

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Exercice 10

Dans le plan en cinq blocs, qu'est-ce que la « soupape » de la conclusion ?

  1. Une condition ou un aménagement qui répond au meilleur argument adverse, sans lâcher sa position
  2. Un troisième argument, gardé pour la fin
  3. Une phrase qui annonce que l'on va conclure
  4. Un résumé des deux camps, pour finir sur une note équilibrée
Voir la réponse et le corrigé

Réponse : A Une condition ou un aménagement qui répond au meilleur argument adverse, sans lâcher sa position

Corrigé :

×\times

« Un résumé des deux camps, pour finir sur une… » — Résumer les deux camps, c'est ne pas trancher : la conclusion qui répète l'introduction ne rapporte rien.

✓\checkmark

« Une condition ou un aménagement qui répond au… » — La conclusion tranche, puis ouvre la soupape : une limite ou un aménagement qui désamorce l'objection restée debout.

×\times

« Un troisième argument, gardé pour la fin » — Un argument neuf à la dernière ligne n'a pas le temps d'être prouvé, et il casse le plan.

×\times

« Une phrase qui annonce que l'on va conclure » — Annoncer qu'on conclut prend une ligne et n'apporte rien.

Le piège : confondre la soupape avec un recul. Elle répond à l'adversaire sans changer de camp.

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Exercice 11

Si le mot juste vous manque en français, mieux vaut l'écrire en anglais que de faire une périphrase.

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Réponse : Faux

Corrigé :

⇒\Rightarrow

La consigne dit « en français uniquement » : pas un mot d'hébreu ni d'anglais.

⇒\Rightarrow

Décrire le mot en trois mots de français contourne la difficulté, et personne ne compte le vocabulaire.

Faux. Le piège : croire qu'un terme technique excuse une autre langue. On compte les idées, pas les mots.

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