La conjugaison hébraïque : le présent, le passé et le futur

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Conjuguer en hébreu demande deux choses : connaître le binyan du verbe, le moule dans lequel se verse sa racine, et connaître les marques de personne de chaque temps. Le binyan change d'un verbe à l'autre ; les marques de personne, presque pas. C'est la bonne nouvelle de ce guide : une fois les terminaisons du passé et les préfixes du futur appris sur un verbe, ils servent pour tous les autres.

Les binyanim eux-mêmes, paal, piel, hifil, nifal et hitpael, ont leur propre guide : les binyanim de l'hébreu. Celui-ci prend un seul verbe, לִכְתוֹב (likhtov, écrire), du binyan paal, et le conjugue en entier.

Les pronoms d'abord

L'hébreu distingue le masculin et le féminin à la deuxième personne, au singulier comme au pluriel. Il y a donc dix pronoms :

Le présent : quatre formes seulement

Le présent ne connaît pas la personne. Il connaît le genre et le nombre, et c'est tout : quatre formes pour dix pronoms.

Une femme dit donc אֲנִי כּוֹתֶבֶת, et un homme אֲנִי כּוֹתֵב. Les terminaisons sont les mêmes dans tous les binyanim : rien au masculin singulier, -et ou -a au féminin, -im au masculin pluriel, -ot au féminin pluriel. Seul le début du mot change : מְדַבֵּר (medaber, il parle) en piel, מִתְלַבֵּשׁ (mitlabech, il s'habille) en hitpael.

Le passé : la personne à la fin du mot

Au passé, la personne s'entend à la fin. Le verbe כָּתַב (katav, il a écrit) :

Retenez les terminaisons, pas les mots : -ti pour je, -ta et -t pour tu, rien pour il, -a pour elle, -nou pour nous, -tem et -ten pour vous, -ou pour ils et elles. Elles sont identiques dans les sept binyanim. En piel, דִּיבֵּר (diber, il a parlé) donne דִּיבַּרְתִי (dibarti, j'ai parlé) et דִּיבַּרְנוּ (dibarnou, nous avons parlé), exactement comme katavti et katavnou.

Le pronom n'est pas obligatoire au passé, sauf à la troisième personne : katavti suffit à dire « j'ai écrit ».

Le futur : la personne au début du mot

Au futur, la personne s'entend au début, par une lettre, et parfois aussi à la fin. Le verbe יִכְתוֹב (yikhtov, il écrira) :

Quatre lettres suffisent : א pour je, ת pour tu, elle et vous, י pour il et ils, נ pour nous. S'y ajoutent deux terminaisons : -i pour « tu » au féminin, -ou pour le pluriel. Deux formes se confondent : תִכְתוֹב dit « tu écriras » à un homme et « elle écrira ». Le pronom ou le contexte tranche.

Ces lettres valent, elles aussi, dans tous les binyanim. Seules les voyelles changent : en piel, אֲדַבֵּר (adaber, je parlerai), יְדַבֵּר (yedaber, il parlera), נְדַבֵּר (nedaber, nous parlerons).

Un piège propre au paal : certains verbes font leur futur en o (יִכְתוֹב), d'autres en a (יִלְמַד, il apprendra). Aucune règle simple ne le dit : on l'apprend avec le verbe.

Les verbes paal à connaître d'abord

Le paal est le binyan des verbes les plus fréquents. Voici six verbes réguliers, à la troisième personne du masculin singulier, aux trois temps :

Les verbes dont une lettre de la racine tombe ou change, comme לִקְנוֹת (liknot, acheter) ou לָגוּר (lagour, habiter), suivent les mêmes marques de personne, mais leur racine se déforme. On les appelle les גְזָרוֹת, les « classes » de verbes : elles s'apprennent après les verbes réguliers.

Dans quel ordre l'oulpan d'elev les enseigne

L'oulpan d'elev suit l'ordre de ce guide, sur quatre niveaux :

Ces chapitres sont payants. Pour essayer l'oulpan avant de s'abonner, la compréhension écrite du niveau א׳ est gratuite avec un compte. Et le test de niveau, gratuit et sans compte, dit si vous connaissez déjà ces conjugaisons ou par quel niveau commencer. L'oulpan d'elev est présenté ici.