Une seule figure, et six questions posées l'une après l'autre.
Avant chaque réponse, dites la vôtre. C'est l'écart entre votre premier réflexe et le raisonnement qui vous apprend quelque chose.
Voici d'abord la description, telle qu'imprimée sur le fascicule. Lisez-la en entier avant le dessin : c'est le geste 1.
Le graphique décrit l'activité d'une boulangerie pendant les six premiers mois d'une année. Pour chaque mois sont indiqués la recette et les frais (axe de gauche, en milliers de shekels), ainsi que le nombre de pains invendus (axe de droite, en dizaines de pains). Le bénéfice d'un mois est ce qui reste de la recette une fois les frais déduits. Les points sont reliés pour la commodité de la lecture uniquement.
- Recette
- Frais
- Pains invendus (axe de droite)
Avant la première question — les trois gestes de préparation
Geste 1, le préambule. Sa règle : *bénéfice = recette − frais*. Cette courbe-là n'est pas tracée, et plusieurs questions vont la demander.
Geste 2, les axes. En abscisse, les six mois.
À gauche, des milliers de shekels : le que vous lisez vaut . À droite, des dizaines de pains : le vaut pains.
Geste 3, le codage. La recette est en trait plein, les frais en tiretés, les invendus en trait clair à triangles.
Et surtout : la troisième courbe n'a pas la même unité que les deux autres.
La faute la plus coûteuse sur ce type de figure est de comparer une courbe de gauche à une courbe de droite. En mai, la recette « est au-dessus » des invendus sur le dessin — cela ne veut strictement rien dire : milliers de shekels et dizaines de pains ne se comparent pas.
Question 1 — la grandeur qui n'est pas dessinée
Aucun calcul ici. Il fallait traduire « à perte » en frais au-dessus de la recette : une position de deux courbes.
Question 2 — la même grandeur, mais chiffrée
Quel a été le bénéfice du mois de mars, en shekels ?
Voir la réponse et le corrigé
shekels. En mars, la recette vaut et les frais , donc le bénéfice vaut . Mais l'axe est gradué en milliers : la réponse est , pas . Les deux nombres figureront dans la liste des options.
Question 3 — un rapport entre deux courbes du même axe
En mars, quelle part de la recette les frais ont-ils absorbée ?
Voir la réponse et le corrigé
. On divise : . Ici les deux grandeurs sont sur le même axe, donc le rapport a un sens. Notez qu'on n'a pas eu besoin de convertir en shekels : un rapport ne dépend pas de l'unité, tant que les deux termes la partagent.
Question 4 — le croisement des deux axes
Le mois où la boulangerie a le moins de pains invendus, quel est son bénéfice ?
Voir la réponse et le corrigé
shekels. Deux lectures, dans cet ordre. D'abord la courbe de droite : son minimum est en mai, à dizaines de pains. Ensuite, et seulement ensuite, on revient sur l'axe de gauche pour ce mois-là : recette , frais , donc , soit shekels. La question ne se lit sur aucune courbe isolée.
C'est le mécanisme le plus fréquent du bloc : une question sur trois exige de relier deux objets. Le geste matériel qui aide : écrivez les deux colonnes côte à côte sur le brouillon, mois par mois, avant de chercher.
Question 5 — la définition posée par la question
Pourquoi mai échoue alors que c'est le meilleur mois en recette
Parce que la définition compare le bénéfice à la recette de ce mois-là, pas aux autres mois. Une grosse recette relève aussi la barre à franchir.
Mai : la barre est haute, le bénéfice ne l'atteint pas.
Juin : recette plus faible, bénéfice plus fort. Le mois sain n'est pas le plus gros.
Question 6 — celle où la bonne réponse est « on ne peut pas savoir »
Combien de pains la boulangerie a-t-elle vendus en avril ?
Voir la réponse et le corrigé
Impossible à déterminer. Le graphique donne les pains invendus, jamais les pains vendus, et il donne une recette en shekels — sans le prix d'un pain, on ne passe pas de l'un à l'autre. À l'examen, cette option existe vraiment et elle est parfois juste : ce n'est pas un remplissage.
Ce que cette figure a fait travailler
Six questions, et une seule lecture directe : la deuxième, avec son piège d'unité.
Les cinq autres demandaient une grandeur non tracée, un rapport, un croisement de deux axes, une définition appliquée six fois, et une information absente.
C'est la proportion réelle de l'examen. Les dix blocs suivants sont bâtis pareil, et jamais deux fois sur le même genre de dessin.
Exercices
Exercice 1
D'après la figure ci-dessus : quel a été le bénéfice du mois de juin, en milliers de shekels ?
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Réponse : D
Corrigé :
Juin : recette moins frais, sur l'axe de gauche.
Février. Un vrai bénéfice, mais celui d'un autre mois.
Mai, le mois de la plus forte recette. Ce n'est pas celui du plus fort bénéfice.
Les frais de juin lus sur la graduation . La courbe tiretée passe à , entre deux traits.
milliers de shekels, soit shekels. C'est le meilleur mois des six. Les options et sont les bénéfices de février et de mai : un calcul juste, fait sur le mauvais mois. L'option n'est le bénéfice d'aucun mois : c'est la recette de juin moins des frais arrondis au trait le plus proche, au lieu de .
Exercice 2
En quel mois l'écart entre la recette et les frais est-il le plus faible ?
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Réponse : D Avril
Corrigé :
Janvier.
Février.
Avril.
Mai.
Avril, avec milliers de shekels d'écart. Attention : l'énoncé dit « écart », pas « bénéfice ». En avril le bénéfice est négatif, mais c'est bien là que les deux courbes se touchent presque.
Exercice 3
Combien de pains la boulangerie a-t-elle laissés invendus en février ? Répondez en pains.
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Réponse : 300
Corrigé :
La lecture sur l'axe de droite.
La conversion que l'axe impose.
pains. L'axe de droite est gradué en dizaines : lire et répondre est l'erreur que la graduation prépare.
Exercice 4
Sur les six mois, quel est le bénéfice total de la boulangerie ?
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Réponse : A milliers de shekels
Corrigé :
On additionne les six bénéfices, avec leur signe.
Les deux mois à perte se retranchent.
milliers de shekels. L'option est ce qu'on obtient en ne comptant que les quatre mois bénéficiaires et en laissant tomber les deux mois déficitaires : . Le bénéfice de l'année, lui, retranche les pertes.
Exercice 5
Laquelle de ces affirmations est fausse ?
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Réponse : D Les frais ont augmenté chaque mois de janvier à mai.
Corrigé :
De janvier à février, les frais baissent. L'affirmation tombe dès le premier pas.
Mai a la plus forte recette, juin le plus fort bénéfice : la deuxième est vraie.
Les invendus baissent bien : la troisième est vraie.
La quatrième est vraie.
La première. Une question négative se traite en testant les quatre options, jamais en cherchant la réponse directement.
Exercice 6
D'après la figure : quelle a été la recette totale des six mois, en milliers de shekels ?
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Réponse : 238
Corrigé :
Les six points de la courbe pleine, lus sur l'axe de gauche.
Une somme de lectures, sans conversion : l'énoncé demande des milliers.
milliers de shekels. Le piège est de convertir sans qu'on le demande, ou de prendre la courbe tiretée pour la recette.
Exercice 7
Le mois où les frais sont les plus élevés est aussi celui où les invendus sont les plus nombreux.
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Réponse : Faux
Corrigé :
La courbe tiretée culmine en avril.
La courbe de droite culmine en janvier.
Faux. Les deux maxima valent sur le dessin, mais l'un est en milliers de shekels à gauche, l'autre en dizaines de pains à droite — et ils ne tombent pas le même mois.
Exercice 8
Chaque question se lit-elle sur une seule courbe, ou faut-il en croiser deux ?
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Réponse : La recette de mai — Une seule courbe · Le bénéfice de mars — Deux courbes à croiser · Le mois aux invendus les plus nombreux — Une seule courbe · Les frais du mois aux invendus les plus rares — Deux courbes à croiser · La part des frais dans la recette de juin — Deux courbes à croiser · La plus forte hausse de la recette d'un mois au suivant — Une seule courbe
Corrigé :
Le bénéfice et la part des frais mêlent deux courbes du même axe.
Les frais du mois aux invendus les plus rares passent par l'axe de droite, puis par celui de gauche.
Trois questions sur six croisent deux courbes : c'est la proportion de l'examen. Le piège est de croire qu'une hausse de recette « mêle » deux mois : elle reste sur une courbe.
Exercice 9
Complétez, d'après la figure.
En mai, les frais ont absorbé ____ % de la recette ; en juin, ____ %.
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Réponse : En mai, les frais ont absorbé 84 % de la recette ; en juin, 75 %.
Corrigé :
Mai : les deux courbes du même axe.
Juin.
puis . Un rapport de deux courbes du même axe ne dépend pas de l'unité : inutile de convertir en shekels.
Exercice 10
Associez chaque mois à son bénéfice.
Voir la réponse et le corrigé
Réponse : janvier — shekels · février — shekels · avril — shekels · juin — shekels
Corrigé :
Janvier, février.
Avril, juin.
Le signe compte : janvier et février ont le même écart, , mais l'un est une perte et l'autre un bénéfice.
Exercice 11
Rangez les six mois du plus faible bénéfice au plus fort.
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Réponse : janvier · avril · février · mai · mars · juin
Corrigé :
Les six bénéfices, signe compris.
Les deux mois à perte viennent en tête, et mai, le mois de la plus forte recette, n'est que quatrième.
Exercice 12
D'un mois au suivant, en quel mois les invendus ont-ils le plus baissé ?
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Réponse : A Mai
Corrigé :
Février et mars : dizaines chacun.
Mai : dizaines, la plus forte baisse.
Juin : les invendus remontent.
Mai. Le piège est de répondre mars, le mois où la courbe est la plus basse avant mai : on demande une baisse, pas un niveau.