Sur les vingt fascicules dépouillés pour écrire ce chapitre, douze sessions sur dix-neuf posent une question dont les chiffres sont des lettres.
Une addition posée en colonnes, une multiplication dont on ne voit qu'un chiffre, un nombre et son miroir. Jamais deux dans le même examen — mais presque toujours une.
Elle se reconnaît à sa première ligne, toujours la même : « , et sont des lettres qui représentent des chiffres de à ».
Suit un calcul posé, ou un nombre écrit , puis une question : une valeur, ou « laquelle de ces affirmations est forcément vraie ».
Rien à réviser ici non plus. La question ne teste aucune formule : elle teste si vous savez lire un nombre écrit avec des lettres, et par quelle colonne commencer.
La seule idée du chapitre
Une lettre placée dans un nombre n'est pas un facteur.
« Le nombre à deux chiffres » ne parle jamais de . Il parle d'un nombre dont le chiffre des dizaines est , et celui des unités .
C'est la traduction : chaque lettre pèse sa position. Tout le chapitre en découle, en trois gestes.
Traduire. Réécrire chaque nombre à lettres en valeurs de position — ou le laisser posé en colonnes, si le calcul l'est.
Commencer par les unités. C'est la seule colonne où aucune retenue ne vient d'ailleurs.
Vérifier. Refaire le calcul avec les chiffres trouvés. Une retenue oubliée ne se voit qu'à ce moment-là.
Que vaut quand ?
Voir la réponse et le corrigé
. . Un nombre moins son miroir est toujours un multiple de — c'est l'une des choses que l'examen demande le plus souvent sur ce sujet.
Les lettres répétées
Un nombre dont les chiffres se répètent se factorise dès qu'on le traduit. Quatre écritures reviennent sans cesse.
Onze fois le chiffre.
Cent onze fois — et , ce qui rend divisible par quelle que soit la lettre.
Le bloc répété : cent une fois le bloc.
Un multiple de , quelles que soient les lettres — .
. Que vaut ?
Voir la réponse et le corrigé
. , donc . Aucune lettre n'est connue une par une — et la question ne le demande pas.
Forme 1 — l'addition posée, avec des lettres répétées
La forme la plus fréquente. Le calcul est posé en colonnes, et chaque nombre répète sa lettre.
La question demande ce qui est forcément vrai des lettres. Faites tourner le calcul colonne par colonne — c'est le rythme à garder sur votre feuille.
La relation trouvée : , avec . Elle règle toute question « nécessairement » : on la lit, puis on cherche un contre-exemple pour chaque affirmation.
Pour démolir une affirmation : un contre-exemple, avec les nombres les plus simples — , et . Pour la garder : une raison qui marche pour toutes les lettres.
Commencez toujours par démolir : trois affirmations sur quatre tombent en dix secondes, et la survivante est la réponse.
Avec , l'affirmation « est pair » est-elle forcément vraie ?
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Non. : un seul contre-exemple, et l'affirmation est morte. Elle est vraie parfois () — « parfois » ne suffit jamais.
Forme 2 — la colonne des unités et la retenue
Quand les lettres ne se répètent pas, on ne traduit pas : on lit le calcul colonne par colonne, en partant de la droite.
La colonne des unités est la seule qui ne reçoit rien de personne : c'est pour ça qu'on y commence. Elle livre un chiffre, et souvent une retenue.
Quand on additionne deux nombres, une retenue vaut ou , jamais plus : . Avec trois nombres, elle peut monter à .
C'est une borne qui élimine des cas sans calcul.
Forme 3 — l'argument de taille
Le nombre de chiffres du résultat est une donnée — souvent la plus forte de l'énoncé.
Trois cases sous le trait : au moins .
Deux chiffres additionnés : au plus . Ces deux bornes suffisent parfois à tout trouver.
Deux chiffres additionnés
, où toutes les lettres sont des chiffres de à . Que vaut ?
La somme de deux chiffres est bornée.
Elle a deux chiffres, donc elle dépasse .
Entre et , le chiffre des dizaines vaut toujours . , lui, reste libre.
. Que vaut ?
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. a trois chiffres, donc : le résultat vaut , , , ou . Cinq résultats possibles, et un seul chiffre des centaines.
Forme 4 — le dernier chiffre d'un produit
Dans une multiplication posée, l'examen cache presque tout. Il laisse voir le chiffre des unités du résultat.
Il suffit : le dernier chiffre d'un produit ne dépend que des derniers chiffres des facteurs.
Un produit qui finit par : un facteur finit par , et l'autre est impair.
Un produit qui finit par : un facteur finit par et l'autre est pair — ou bien l'un des deux finit déjà par .
finit par . Que peut valoir ?
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ou . et . Aucun autre chiffre ne donne un carré finissant par — il suffit de parcourir les neuf.
Forme 5 — le nombre et son miroir
et , ou et : l'examen soustrait un nombre et son miroir.
Il demande par quoi la différence est forcément divisible. Vous n'avez pas besoin des lettres : la traduction fait tout.
Divisible par .
Divisible par , par et par .
. Que vaut ?
Voir la réponse et le corrigé
. , donc . Et ? N'importe quel chiffre — il ne compte pas.
Forme 6 — les lettres après la virgule
Plus rare, mais elle tombe. L'énoncé décrit un nombre décimal par ce que devient son produit par , ou .
Il propose des écritures à lettres. C'est encore la position qui décide.
Où va la virgule
est un entier compris entre et . Laquelle de ces écritures peut être celle de : , ou ?
On divise les bornes par .
Un chiffre avant la virgule, trois après : la seule des trois écritures qui tienne entre et .
Les deux autres sont hors des bornes, quelles que soient les lettres.
Forme 7 — les restes et la divisibilité lus sur les lettres
Les critères de divisibilité se lisent sur les chiffres, donc sur les lettres. Deux servent presque toujours ici :
Par et par : le reste de est celui de la somme de ses chiffres.
Par : si , le reste de est . Le reste est nul quand .
est divisible par et . Que vaut ?
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. La somme des chiffres est un multiple de , donc ou — et exigerait .
Le même sujet, sans lettres
Certaines questions parlent de chiffres sans poser une seule lettre : « un nombre à trois chiffres dont la somme des chiffres est », « combien de nombres à deux chiffres… ».
Posez les lettres vous-même — — et le problème redevient celui de ce chapitre.
Combien de nombres à trois chiffres se lisent pareil dans les deux sens ?
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. Un tel nombre s'écrit : choix pour (pas de zéro devant), pour . Neuf fois dix.
Sur la feuille, le jour J
Lire la contrainte : de à ou de à ? Lettres différentes ou pas ? Tout le reste en dépend.
Traduire si les lettres se répètent () ; lire en colonnes sinon, en partant des unités.
Compter les chiffres du résultat : c'est une borne gratuite.
Pour un « nécessairement » : démolir chaque affirmation avec , et — puis prouver la survivante.
Vérifier en refaisant le calcul avec les chiffres trouvés.
Une question de ce chapitre se règle en moins d'une minute quand la lecture est installée. Si vous vous surprenez à essayer les quatre réponses une par une, c'est que vous avez sauté la traduction : revenez-y.
Exercices
Exercice 1
est un nombre à deux chiffres. Lequel des nombres suivants lui est égal ?
Voir la réponse et le corrigé
Réponse : B
Corrigé :
Le chiffre des dizaines pèse dix fois plus que celui des unités.
. Le produit est la réponse que la notation invite à choisir — et c'est exactement pour cela qu'elle est proposée.
Exercice 2
. Que vaut ?
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Réponse : 12
Corrigé :
Chaque nombre à lettre répétée vaut onze fois sa lettre.
On divise par .
.
Exercice 3
. Que vaut ?
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Réponse : C
Corrigé :
Les unités d'abord : retenue .
Les dizaines, avec la retenue.
Vérification.
. Répondre , c'est avoir trouvé et oublié qu'on demandait — relisez la question avant de cocher.
Exercice 4
, et sont des chiffres avec . La différence est-elle toujours divisible par ?
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Réponse : Vrai
Corrigé :
La traduction : le disparaît.
Un multiple de est un multiple de .
Vrai, quelles que soient les lettres : un nombre moins son miroir à trois chiffres vaut .
Exercice 5
, avec , et des chiffres de à . Laquelle de ces affirmations est forcément vraie ?
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Réponse : A Si , alors
Corrigé :
La relation, par les colonnes ou par .
La première affirmation se prouve en une ligne.
Et ce seul exemple démolit les trois autres : , pair, .
Si , alors . Un exemple minuscule suffit à écarter trois affirmations ; la quatrième demande une preuve, et elle tient en une inégalité.
Exercice 6
est un chiffre plus grand que , et finit par . Que vaut ?
Voir la réponse et le corrigé
Réponse : 7
Corrigé :
Deux chiffres ont un carré qui finit par .
.
Exercice 7
Associez chaque nombre écrit avec des lettres à sa traduction en valeurs de position.
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Réponse : — · — · — · —
Corrigé :
Trois chiffres : la lettre de gauche pèse .
Le tient la place des dizaines : il ne pèse rien, mais il pousse aux centaines.
Chaque lettre pèse sa position, jamais le produit des autres. Le piège : lire comme , en oubliant que le occupe une place.
Exercice 8
et sont des chiffres, . Le nombre à quatre chiffres est toujours divisible par .
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Réponse : Faux
Corrigé :
La traduction : le bloc répété.
Contre-exemple : , donne , qui ne se divise pas par .
Faux. Le diviseur toujours sûr de est . Le piège : confondre avec , lui toujours divisible par .
Exercice 9
Complétez.
, avec et . Alors ____ et ____.
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Réponse : , avec et . Alors 3 et 6.
Corrigé :
La relation de la forme 1.
On remplace par .
Vérification.
et . Le piège : écrire parce que c'est le premier nombre trouvé — relisez quelle lettre vaut le double de l'autre.
Exercice 10
, avec et des chiffres de à . Que vaut le nombre ?
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Réponse : 23
Corrigé :
Les unités d'abord : , on pose et on retient .
Les dizaines, avec la retenue.
Vérification.
. Sans la retenue, on écrirait et : la vérification l'aurait attrapé.
Exercice 11
, un nombre à trois chiffres, avec et des chiffres de à . Que vaut ?
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Réponse : D
Corrigé :
La borne haute.
Trois chiffres : au moins .
Entre et , le chiffre des centaines vaut toujours .
. « On ne peut pas le savoir » est le piège : l'argument de taille donne sans connaître ni .
Exercice 12
est un chiffre. Le nombre peut-il finir par ce chiffre ?
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Réponse : — Possible · — Possible · — Impossible · — Impossible · — Possible · — Possible · — Possible · — Impossible · — Impossible · — Possible
Corrigé :
On parcourt les dix chiffres.
Les seules fins atteintes.
Un carré ne finit jamais par , , ni . Le piège : cocher « possible » parce que — c'est la fin du carré qui compte, pas le chiffre de départ.
Exercice 13
Une ligne de ce raisonnement est fausse. Trouvez-la.
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Réponse : →
Corrigé :
Les diviseurs sûrs viennent de .
Contre-exemple : , qui ne se divise pas par .
La dernière ligne. n'est divisible par que si est pair. Le piège : multiplier les diviseurs de par un facteur qu'il n'a pas.
Exercice 14
est divisible par , et . Que vaut le nombre ?
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Réponse : 77
Corrigé :
Le reste par se lit sur les lettres.
Divisible par : , et .
. À deux chiffres, les multiples de sont exactement les nombres à chiffre répété.
Exercice 15
Combien de nombres à deux chiffres ont pour somme de chiffres ?
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Réponse : 9
Corrigé :
On pose les lettres soi-même.
Chaque fixe ; est permis.
: de à . Le piège : oublier , parce que semble interdit — il ne l'est qu'en tête du nombre.