Le sujet résolu — la méthode à l'oeuvre, puis à vous

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La méthode à l'œuvre, puis à vous

Vous avez la méthode et les mots. Reste à les voir travailler ensemble.

Cette unité traite un sujet complet, du brouillon à la dernière relecture, geste par geste.

Il est inédit, mais bâti comme ceux de l'épreuve : un fait, deux camps, une question, et « Étayez votre réponse » à la fin.

Ne rédigez rien pour l'instant. Lisez d'abord, en suivant chaque étape sur ce sujet-ci. Un second sujet vous attend à la fin de l'unité : c'est celui-là que vous traiterez seul, en conditions réelles, une fois la méthode vue à l'oeuvre.

Le sujet

En quelques années, la trottinette électrique est devenue un moyen de transport à part entière dans les villes israéliennes. On en croise à toute heure sur les trottoirs, et les services d'urgence des hôpitaux reçoivent régulièrement des adolescents tombés en roulant.

Certains réclament un permis obligatoire et un âge minimum pour la conduire. Selon eux, une trottinette électrique atteint la vitesse d'un cyclomoteur alors que celui qui la conduit n'a jamais eu à apprendre la moindre règle de circulation ; et le piéton âgé, lui, n'a plus de trottoir où marcher sans se retourner.

D'autres jugent la mesure excessive. La trottinette est le moyen de transport le moins cher pour un étudiant ou un livreur, et chaque trajet qu'elle remplace est une voiture de moins dans des rues déjà saturées. Ils ajoutent qu'une règle que personne ne fait respecter ne change rien sur le terrain, sinon qu'elle punit ceux qui n'ont pas les moyens de se déplacer autrement.

À votre avis, faut-il soumettre la conduite d'une trottinette électrique à un permis et à un âge minimum ? Étayez votre réponse.

Lisez ce sujet comme vous lirez celui du jour J : une seule fois, sans vous arrêter, pour voir de quoi il parle. Tout le travail commence après.

Avant d'aller plus loin : dans cet encadré, quelle phrase vous engage ?

Voir la réponse et le corrigé

La dernière, et elle seule : « À votre avis, faut-il soumettre la conduite d'une trottinette électrique à un permis et à un âge minimum ? Étayez votre réponse. » Le premier paragraphe pose le fait, les deux suivants donnent la parole aux camps. Personne ne vous demande de les répéter.

Étape 1, deux minutes — annoter la question

On recopie la question en haut du brouillon et on écrit entre parenthèses ce que chaque mot exige. Six parenthèses, et le hors-sujet est écarté avant la première ligne.

La parenthèse qui piège le plus : « un permis et un âge minimum ». La question porte sur deux mesures, et une copie qui ne parle que du permis en oublie la moitié.

Conclure « il faudrait surtout des pistes » n'est une réponse que si l'on dit d'abord qu'on refuse le permis. Le verbe de la question est le verbe de la copie.

Étape 2, deux minutes — les deux colonnes

Deux colonnes au brouillon. On jette des mots, pas des phrases, et on ne juge rien encore.

Cherchez au moins une idée par colonne qui ne soit pas dans l'encadré. C'est elle qui fera la différence entre une copie moyenne et une bonne copie.

11

POUR le permis — la vitesse d'un cyclomoteur sans aucune règle apprise ; le trottoir devenu dangereux pour les plus âgés. (ces deux idées viennent de l'encadré) L'idée en plus : c'est le seul véhicule motorisé que l'on se met à conduire sans un jour d'apprentissage. On passe de piéton à conducteur en dix secondes, et le danger ne vient pas de la vitesse mais de l'ignorance.

22

CONTRE le permis — le transport le moins cher pour un étudiant ou un livreur ; une voiture de moins par trajet ; une règle non appliquée ne change rien. (ces trois idées viennent de l'encadré) L'idée en plus : un permis payant ou compliqué écarterait justement ceux qui en dépendent pour aller travailler.

Les deux idées en gras ne sortent pas de nulle part. Elles répondent à une seule question, qu'on se pose une fois les colonnes remplies : « qu'est-ce qui se passerait vraiment si… ? » C'est la question la plus rentable de l'épreuve, parce qu'elle produit des arguments neufs en une minute.

Étape 3, trois minutes — le plan en six lignes

Six lignes, et tout y est : la position, l'ordre des cinq blocs, les deux exemples, et la soupape de la conclusion. Il reste vingt-trois minutes pour écrire vingt-huit lignes — c'est-à-dire beaucoup.

Étape 4, vingt-trois minutes — la copie, bloc par bloc

Bloc 1 — l'introduction

Pas un mot n'est repris de l'encadré. Et la position répond aux deux mesures de la question, pas à une seule.

Bloc 2 — le bloc adverse

Il est vrai que les objections méritent d'être entendues. Pour un étudiant qui traverse la ville chaque matin, ou pour un livreur payé à la course, la trottinette est le moyen de transport le moins cher qui existe, et chaque trajet qu'elle remplace est une voiture de moins dans des rues déjà saturées. De plus, une règle que personne ne fait respecter ne change rien sur le terrain : on le voit avec le casque, que la loi impose déjà aux plus jeunes et qu'on aperçoit pourtant rarement. Ces arguments sont solides, et une mesure qui les ignorerait serait à la fois injuste et inutile.

Le camp adverse reçoit ici son meilleur argument. C'est ce qui crédite tout ce qui suit.

« Il est vrai que » ouvre la concession, « de plus » empile le second argument. Aucun des deux n'est démoli ici : la conclusion y répondra, par une soupape.

Un adversaire caricaturé ne coûte rien à battre, et le correcteur le sait.

Bloc 3 — le bloc que j'adopte

Toutefois, ces objections ne portent pas sur le fond du problème, qui tient à une singularité de cet engin : la trottinette électrique est le seul véhicule motorisé que l'on se met à conduire sans avoir appris une seule règle. On passe de piéton à conducteur en dix secondes, quand aucun automobiliste ne prend le volant sans avoir passé des mois à apprendre les priorités. Ainsi, un élève de quatrième s'engage à contresens dans un rond-point non par imprudence, mais parce que personne ne lui a jamais dit que c'en était un. C'est la raison pour laquelle le danger ne vient pas d'abord de la vitesse : il vient de l'ignorance — et l'ignorance, elle, s'enseigne en une heure.

Ici, on referme la concession et on prend son camp. Et l'argument n'est pas dans l'encadré.

Il ne dit pas « c'est dangereux » : il décrit un mécanisme. Un mécanisme, le correcteur ne vous l'a pas fourni. C'est le bloc à imiter.

Bloc 4 — mon second argument

Par ailleurs, le prix de ce désordre n'est pas payé par ceux qui roulent, mais par ceux qui marchent. Le trottoir est le dernier espace public entièrement gratuit, celui que l'on emprunte sans billet et sans permis ; quand il devient imprévisible, ce sont les plus fragiles qui en sont chassés. À titre d'exemple, une femme de quatre-vingts ans frôlée deux fois en descendant acheter son pain finit par ne plus descendre du tout, et personne ne comptera jamais cette sortie qu'elle n'a pas faite. Or une ville qui perd ses piétons âgés ne devient pas plus fluide : elle devient plus vide.

« Par ailleurs » signale un argument d'un autre ordre : le bloc 3 parlait du conducteur, celui-ci parle du piéton.

Un argument qui déplace le terrain est un argument difficile à écarter.

Bloc 5 — la conclusion

Pour conclure, il me semble qu'un permis et un âge minimum sont justifiés, parce que l'on ne peut pas confier un véhicule motorisé à quelqu'un à qui l'on n'a jamais rien appris. Ce permis ne doit toutefois être ni payant ni long : une heure au collège, un questionnaire en ligne, une attestation valable partout — de sorte qu'il n'écarte personne. Une règle qui instruit vaut mieux qu'une interdiction qui exclut : interdire la trottinette ne rendrait pas les trottoirs aux piétons, elle rendrait les rues aux voitures.

La conclusion tranche, rappelle la raison, et ouvre la soupape : le permis gratuit et court répond à l'argument adverse resté debout.

La copie moyenne aurait fini sur « les deux camps ont leurs raisons, mais je penche pour le permis ». Vrai, propre, et sans valeur ajoutée.

Étape 5, cinq minutes — la relecture en six passages

11

Le compte des lignes. Vingt-cinq au minimum. Si vous êtes en dessous, allongez un exemple — jamais l'introduction.

22

Les couples ouverts. Un « d'une part » sans « d'autre part », un « certes » sans « mais » : cherchez-les en premier, ils se réparent en trois mots.

33

Les accords. Participes passés, pluriels, adjectifs. C'est ce qu'une relecture attrape le mieux, et le plus vite.

44

Les phrases sans fin. Une phrase de plus de trois lignes se coupe en deux. On ne perd rien et on gagne en clarté.

55

Les répétitions. Le même mot trois fois dans un paragraphe : remplacez-en un seul, pas les trois.

66

La question. Relisez la question de l'encadré, puis votre conclusion. Se répondent-elles ? C'est le dernier contrôle, et le plus utile de tous.

Ne réécrivez rien pendant la relecture. Une phrase raturée puis récrite plus haut coûte du temps, casse la mise en page et rend la copie moins lisible. On répare, on n'améliore pas.

Ce que cette copie a fait, et que la vôtre doit faire

11

Elle a répondu avec les mots de la question — le permis et l'âge minimum, les deux mesures, pas une seule.

22

Elle a pris position dès l'introduction, et ne l'a jamais lâchée en route.

33

Elle a donné au camp adverse son meilleur argument, sans le caricaturer une seule fois.

44

Elle a apporté deux idées absentes de l'encadré : le véhicule qu'on conduit sans rien avoir appris, et le trottoir comme dernier espace public gratuit.

55

Chaque argument porte un cas concret — l'élève dans le rond-point, la vieille dame qui ne descend plus.

66

Sa conclusion ouvre une soupape au lieu de résumer : un permis gratuit et court, qui répond à l'objection adverse sans lâcher la position.

Votre copie fait dix-neuf lignes et il vous reste quatre minutes. Que faites-vous ?

Voir la réponse et le corrigé

Vous développez un exemple qui existe déjà : reprenez le cas concret de l'un de vos deux arguments et racontez-le en trois phrases au lieu d'une. Vous gagnez les lignes qui manquent sans ajouter d'idée neuve, donc sans risquer de casser le plan à quatre minutes de la fin. Ce qu'il ne faut surtout pas faire : ouvrir un troisième argument, que vous n'aurez pas le temps de prouver, ni rallonger l'introduction, qui ne prouve rien.

À vous, maintenant

Vous venez de voir la méthode appliquée d'un bout à l'autre. Le sujet ci-dessous est nouveau, et personne ne le rédigera pour vous. Conditions réelles : trente-cinq minutes au chronomètre, au moins vingt-cinq lignes, une feuille et un crayon, le téléphone hors de portée.

De plus en plus d'établissements scolaires, en Israël comme ailleurs, demandent aux élèves de déposer leur téléphone portable à l'entrée et de le récupérer à la sortie.

Certains voudraient que la règle devienne générale. Selon eux, un élève qui sait son téléphone à portée de main n'écoute jamais tout à fait le cours ; les moqueries qui circulent d'écran en écran suivent leur victime jusque chez elle ; et dans les écoles qui ont franchi le pas, on entend de nouveau du bruit dans la cour de récréation.

D'autres trouvent la mesure trop brutale. Un parent veut pouvoir joindre son enfant, et l'enfant son parent. Le téléphone sert aussi en classe : à s'organiser, à photographier un tableau, à traduire un mot pour un élève arrivé en Israël depuis six mois. Ils ajoutent qu'une interdiction totale apprend à obéir, non à se servir d'un outil avec mesure — et que c'est justement ce second apprentissage qui manquera à ces élèves une fois sortis.

À votre avis, un établissement scolaire doit-il interdire complètement le téléphone portable pendant la journée de classe ? Étayez votre réponse.

Les cinq étapes, rappelées

11

Deux minutes — recopier la question, l'annoter entre parenthèses, mot à mot.

22

Deux minutes — deux colonnes, pour et contre, en mots. Et l'idée qui n'est pas dans l'encadré.

33

Trois minutes — le plan en six lignes : la position, les cinq blocs, un exemple par argument.

44

Vingt-trois minutes — rédiger d'un trait, sans revenir en arrière.

55

Cinq minutes — relire pour réparer, jamais pour améliorer.

Relisez-vous avec les yeux du correcteur

Six contrôles, dans cet ordre. Ce sont exactement les six choses que la copie résolue plus haut a faites.

11

Les mots de la question sont-ils dans ma copie ? Ici : « interdire complètement ». Si j'ai écrit sur l'encadrement des horaires, j'ai changé de sujet sans le dire.

22

Ai-je pris position dès l'introduction, et l'ai-je tenue jusqu'à la dernière ligne ?

33

Le camp adverse a-t-il reçu son meilleur argument, ou l'ai-je affaibli pour le battre plus vite ?

44

Ai-je apporté au moins une idée absente de l'encadré ? C'est le contrôle qui sépare la copie moyenne de la bonne.

55

Chacun de mes deux arguments porte-t-il un cas concret — un « ainsi », un « par exemple », quelqu'un que le lecteur peut se représenter ?

66

Ma conclusion ouvre-t-elle une soupape, ou se contente-t-elle de résumer ce que je viens d'écrire ?

Si l'un des six manque, vous savez déjà lequel — et c'est celui-là qu'il faut retravailler, pas la copie entière. Reprenez le même sujet le lendemain en ne corrigeant que ce point : c'est la façon la plus rapide de progresser sur cette épreuve.

Le bloc 3 aurait pu dire simplement : « La trottinette est dangereuse. » Pourquoi la copie dit-elle autre chose ?

Voir la réponse et le corrigé

« C'est dangereux », l'encadré le disait déjà. La copie décrit un mécanisme : on conduit sans avoir rien appris. Ce mécanisme, absent de l'encadré, lui fait gagner des points. Et il prépare la conclusion : l'ignorance s'enseigne, donc le permis peut être court.

Exercices

Exercice 1

Un candidat conclut : « Plutôt qu'un permis, il vaudrait mieux aménager de vraies pistes pour les trottinettes. » Est-il hors sujet ?

  1. Oui dans tous les cas : la question demandait de trancher sur le permis
  2. Oui, parce qu'une conclusion ne doit jamais rien proposer
  3. Non, à condition qu'il dise explicitement qu'il refuse le permis, et pourquoi
  4. Non, la question laissait libre le choix du moyen
Voir la réponse et le corrigé

Réponse : C Non, à condition qu'il dise explicitement qu'il refuse le permis, et pourquoi

Corrigé :

×\times

« Oui dans tous les cas : la question demandait… » — Trop sévère. Refuser le permis est une réponse parfaitement valable à « faut-il soumettre à un permis ». Ce qui serait fautif, c'est de proposer autre chose sans avoir dit qu'on refuse.

✓\checkmark

« Non, à condition qu'il dise explicitement qu'il… » — C'est exactement ce que fixe la troisième parenthèse de l'annotation. Les mots de la question sont « permis » et « âge minimum » : la copie doit s'y prononcer. Une fois le refus posé et justifié, les pistes aménagées deviennent un vrai argument, et même une bonne conclusion.

×\times

« Non, la question laissait libre le choix du… » — La question ne portait pas sur un moyen à choisir librement, mais sur deux mesures précises à accepter ou à rejeter. Croire le contraire est le hors-sujet le plus fréquent sur cette forme de question.

×\times

« Oui, parce qu'une conclusion ne doit jamais… » — Au contraire : une conclusion qui ouvre une soupape précise est ce qui distingue la bonne copie de la copie moyenne.

Vérifier la réponse sur elev

Exercice 2

Dans le bloc adverse, la copie écrit « Il est vrai que… », puis « De plus… ». Pourquoi ne pas avoir écrit « Premièrement… Deuxièmement… » ?

  1. Parce que la numérotation est interdite par la consigne de l'examen
  2. Parce que ces mots sont réservés à la conclusion
  3. Parce que « de plus » est plus court à écrire
  4. Parce que « il est vrai que » annonce une concession, ce qu'une numérotation ne fait pas
Voir la réponse et le corrigé

Réponse : D Parce que « il est vrai que » annonce une concession, ce qu'une numérotation ne fait pas

Corrigé :

×\times

« Parce que ces mots sont réservés à la conclusion » — Rien ne les réserve à la conclusion. Le problème n'est pas leur place, c'est ce qu'ils ne disent pas.

✓\checkmark

« Parce que « il est vrai que » annonce une… » — Tout ce bloc est une concession : il expose le camp adverse pour mieux lui répondre au bloc suivant. « Il est vrai que » l'annonce en quatre mots et prépare le « toutefois » qui vient. Une numérotation, elle, ne dit rien du rapport entre les blocs.

×\times

« Parce que la numérotation est interdite par la… » — La consigne n'interdit aucun vocabulaire. Elle demande des idées organisées, ce qui est un conseil et non une interdiction.

×\times

« Parce que « de plus » est plus court à écrire » — La longueur n'entre pas en compte ; « premièrement » et « de plus » se valent à la lettre près.

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Exercice 3

Lequel de ces arguments ne figurait pas dans l'encadré du sujet ?

  1. La trottinette est le transport le moins cher pour un étudiant ou un livreur
  2. Le piéton âgé n'a plus de trottoir où marcher sans se retourner
  3. C'est le seul véhicule motorisé que l'on conduit sans avoir appris une seule règle
  4. Une règle que personne ne fait respecter ne change rien sur le terrain
Voir la réponse et le corrigé

Réponse : C C'est le seul véhicule motorisé que l'on conduit sans avoir appris une seule règle

Corrigé :

×\times

« La trottinette est le transport le moins cher… » — L'encadré le dit presque mot pour mot, dans le camp des opposants au permis.

✓\checkmark

« C'est le seul véhicule motorisé que l'on… » — C'est l'idée que la copie ajoute, et c'est l'argument de son bloc central. L'encadré disait que le conducteur n'a jamais appris les règles ; la copie va plus loin et en fait un mécanisme — on devient conducteur en dix secondes, donc le danger vient de l'ignorance et non de la vitesse.

×\times

« Une règle que personne ne fait respecter ne… » — Donné par l'encadré, dans le camp des opposants.

×\times

« Le piéton âgé n'a plus de trottoir où marcher… » — Donné lui aussi, dans le camp des partisans du permis.

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Exercice 4

La copie écrit : « Or une ville qui perd ses piétons âgés ne devient pas plus fluide : elle devient plus vide. » Pourquoi « or » plutôt que « donc » ?

  1. Parce qu'on ne commence jamais une phrase par « donc »
  2. Parce que « or » est plus court
  3. Parce que « donc » est trop familier à l'écrit
  4. Parce que la phrase renverse l'attente installée par ce qui précède au lieu d'en tirer une conséquence
Voir la réponse et le corrigé

Réponse : D Parce que la phrase renverse l'attente installée par ce qui précède au lieu d'en tirer une conséquence

Corrigé :

×\times

« Parce que « donc » est trop familier à l'écrit » — « Donc » est parfaitement admis à l'écrit, et il figure dans les copies modèles.

✓\checkmark

« Parce que la phrase renverse l'attente… » — On croyait suivre un raisonnement sur la circulation et la fluidité ; la phrase fait apparaître autre chose — une ville désertée. Ce n'est pas la suite logique de ce qui précède, c'est ce qui vient en travers, et c'est le rôle exact de « or ».

×\times

« Parce qu'on ne commence jamais une phrase par «… » — On peut très bien ouvrir une phrase par « donc ». La règle n'existe pas.

×\times

« Parce que « or » est plus court » — Le choix ne tient pas à la longueur mais au rapport logique entre les deux phrases.

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Exercice 5

Pourquoi la conclusion précise-t-elle que le permis doit être gratuit et obtenu en une heure ?

  1. Parce que la consigne de l'examen exige une exception
  2. Pour éviter d'avoir à trancher entre les deux camps
  3. Pour allonger la copie jusqu'au minimum de lignes exigé
  4. Pour répondre au meilleur argument adverse sans renoncer à sa position
Voir la réponse et le corrigé

Réponse : D Pour répondre au meilleur argument adverse sans renoncer à sa position

Corrigé :

×\times

« Pour allonger la copie jusqu'au minimum de… » — La copie a déjà largement dépassé le minimum quand elle arrive à la conclusion. Ce n'est pas du remplissage.

✓\checkmark

« Pour répondre au meilleur argument adverse sans… » — Le bloc adverse avait laissé un argument debout : une règle punirait ceux qui n'ont pas les moyens de se déplacer autrement. La soupape le désarme — un permis gratuit et court n'écarte personne — sans lâcher le « oui » annoncé dans l'introduction.

×\times

« Parce que la consigne de l'examen exige une… » — La consigne n'exige aucune exception. Elle demande une réponse étayée, rien d'autre.

×\times

« Pour éviter d'avoir à trancher entre les deux… » — La conclusion tranche au contraire dès sa première phrase. La soupape vient après la position, jamais à sa place.

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Exercice 6

Votre copie est écrite et il vous reste cinq minutes. Lequel de ces gestes rapporte le plus ?

  1. Réécrire l'introduction au propre
  2. Recopier la question de l'encadré en tête de la copie
  3. Chercher les couples de liaison laissés ouverts, corriger les accords, et vérifier que la conclusion répond à la question
  4. Ajouter un troisième argument
Voir la réponse et le corrigé

Réponse : C Chercher les couples de liaison laissés ouverts, corriger les accords, et vérifier que la conclusion répond à la question

Corrigé :

×\times

« Réécrire l'introduction au propre » — Réécrire coûte du temps, casse la mise en page et n'ajoute aucune idée. On répare pendant la relecture, on n'améliore pas.

✓\checkmark

« Chercher les couples de liaison laissés… » — Ce sont trois des six passages de relecture, et les plus rentables : un couple resté ouvert se répare en trois mots, les accords sont ce qu'une relecture attrape le mieux, et le dernier contrôle vérifie que la copie répond à la question posée — l'erreur la plus coûteuse de toutes.

×\times

« Ajouter un troisième argument » — Un argument ajouté en cinq minutes ne sera pas prouvé, donc ne comptera pas, et il déséquilibrera un plan qui tenait.

×\times

« Recopier la question de l'encadré en tête de la… » — Recopier la question ne rapporte rien : le correcteur l'a sous les yeux. Elle a sa place au brouillon, pas sur la copie.

Vérifier la réponse sur elev

Exercice 7

Le second sujet, celui du téléphone. Chaque idée est-elle déjà dans l'encadré, ou une idée en plus ?

  • Déjà dans l'encadré
  • Idée en plus
  • Dans les écoles qui ont franchi le pas, on entend de nouveau du bruit dans la cour.
  • En cas d'urgence, un parent peut toujours appeler le secrétariat de l'école.
  • L'école devient responsable d'objets coûteux qu'elle garde toute la journée.
  • Le téléphone sert à traduire un mot pour un élève arrivé depuis peu.
  • Un élève qui sait son téléphone à portée de main n'écoute jamais tout à fait le cours.
  • Une interdiction totale apprend à obéir, non à se servir d'un outil avec mesure.
Voir la réponse et le corrigé

Réponse : Un élève qui sait son téléphone à portée de main n'écoute jamais tout à fait le cours. — Déjà dans l'encadré · Le téléphone sert à traduire un mot pour un élève arrivé depuis peu. — Déjà dans l'encadré · En cas d'urgence, un parent peut toujours appeler le secrétariat de l'école. — Idée en plus · Une interdiction totale apprend à obéir, non à se servir d'un outil avec mesure. — Déjà dans l'encadré · L'école devient responsable d'objets coûteux qu'elle garde toute la journée. — Idée en plus · Dans les écoles qui ont franchi le pas, on entend de nouveau du bruit dans la cour. — Déjà dans l'encadré

Corrigé :

⇒\Rightarrow

L'élève distrait, la traduction, l'obéissance sans mesure, le bruit dans la cour : l'encadré les donne.

⇒\Rightarrow

Le secrétariat qui répond, la garde d'objets coûteux : l'encadré n'en dit rien. Ce sont des idées en plus.

Le piège : prendre une idée reformulée pour une idée neuve. Reformuler l'encadré, ce n'est pas lui ajouter.

Vérifier la réponse sur elev

Exercice 8

Rangez les cinq blocs de la copie sur la trottinette.

  • Bloc adverse : le transport le moins cher, et une règle non appliquée
  • Conclusion : un permis gratuit et court, jamais une interdiction
  • Introduction : la ville a changé, la question, la position
  • Le bloc adopté : le véhicule conduit sans rien avoir appris
  • Second argument : le trottoir, dernier espace public gratuit
Voir la réponse et le corrigé

Réponse : Introduction : la ville a changé, la question, la position · Bloc adverse : le transport le moins cher, et une règle non appliquée · Le bloc adopté : le véhicule conduit sans rien avoir appris · Second argument : le trottoir, dernier espace public gratuit · Conclusion : un permis gratuit et court, jamais une interdiction

Corrigé :

⇒\Rightarrow

Introduction, puis le camp adverse, présenté honnêtement.

⇒\Rightarrow

Puis le bloc où l'on prend son camp, le second argument, et la conclusion avec sa soupape.

Le piège : mettre son propre argument avant le bloc adverse. La concession vient d'abord, pour être refermée ensuite.

Vérifier la réponse sur elev

Exercice 9

L'introduction de la copie modèle reprend mot pour mot la première phrase de l'encadré.

Voir la réponse et le corrigé

Réponse : Faux

Corrigé :

⇒\Rightarrow

L'encadré dit : « la trottinette électrique est devenue un moyen de transport à part entière dans les villes israéliennes ».

⇒\Rightarrow

La copie dit : « la trottinette électrique est passée du jouet au moyen de transport ». La situation est reformulée.

Faux. Le piège : recopier l'encadré pour gagner une ligne. Le correcteur reconnaît son texte au premier coup d'œil.

Vérifier la réponse sur elev

Exercice 10

Associez chaque formule de la copie à son travail.

  • « Il est vrai que »
  • « Toutefois »
  • « À titre d'exemple »
  • « Pour conclure »
  • amène le cas concret du second argument
  • ouvre la concession du bloc adverse
  • ouvre le bloc où l'on tranche
  • referme la concession et prend position
Voir la réponse et le corrigé

Réponse : « Il est vrai que » — ouvre la concession du bloc adverse · « Toutefois » — referme la concession et prend position · « À titre d'exemple » — amène le cas concret du second argument · « Pour conclure » — ouvre le bloc où l'on tranche

Corrigé :

⇒\Rightarrow

Bloc 2 : « il est vrai que ». Bloc 3 : « toutefois ».

⇒\Rightarrow

Bloc 4 : « à titre d'exemple ». Bloc 5 : « pour conclure ».

Le piège : voir ces formules comme des ornements. Chacune porte la structure : sans elles, les cinq blocs ne se liraient plus.

Vérifier la réponse sur elev

Exercice 11

Sur le sujet du téléphone, une copie qui défend seulement l'interdiction pendant les cours répond à la question sans avoir à le préciser.

Voir la réponse et le corrigé

Réponse : Faux

Corrigé :

⇒\Rightarrow

La question demande s'il faut interdire complètement le téléphone pendant la journée de classe.

⇒\Rightarrow

Défendre une interdiction pendant les seuls cours, c'est refuser l'interdiction complète : il faut le dire en toutes lettres.

Faux. Le piège : glisser vers une mesure plus douce sans le dire. Le verbe de la question est le verbe de la copie.

Vérifier la réponse sur elev

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